FAIRE DU BE’TON

Pour faire du béton, il faut du sable… beaucoup de sable. Un ingrédient qui représente jusqu’à 80% de sa composition. Et Chaque année, environ 6 milliards de m3 de béton sont coulés dans le monde. Et la demande est exponentielle, particulièrement dans les pays émergents. Au Maghreb l’extraction industrielle du sable s’est donc considérablement développée, tout comme les carrières, soumises à un pillage intensif sur les littoraux, alors que les autres pays abandonnent l’utilisation du dragage pour l’extraction du sable marin, utilisé par la suite dans la construction, le Maroc semble faire le chemin inverse en octroyant des autorisations d’exploitation du sable marin dans plusieurs nouveaux sites au détriment de toutes fausses considérations environnementales.

Tout d’abord c’est quoi le dragage ? On appelle dragage l’opération qui consiste à extraire les matériaux situés sur le fond d’un plan d’eau. L’objectif peut être de réaliser des travaux de génie portuaire (creusement de bassins ou de chenaux), d’entretenir les chenaux fluviaux ou maritimes empruntés par les navires lorsqu’ils ont été comblés par les sédiments, d’effectuer des opérations de remblaiement pour reconstituer les plages ou gagner des terres sur la mer ou d’extraire des granulats marins pour répondre aux besoins du secteur de la construction.
Sur ce dernier usage du dragage, le dragage de sable marin pour les besoins de construction, alors que  Les professionnels mettent en garde contre le danger pour les constructions en conformité avec les standings internationaux  qui prescrivent d’éviter l’utilisation du sable marin quelle que soit sa provenance que ça soit du dragage ou la plage parce qu’il contient du chlorure de sodium ( le sel) qui attaque carrément les aciers qui se situ dans les structures porteuses des bâtiments d’où un réel danger (d’effondrement).
Alors que tous les pays sont entrain d’abandonner ou ont déjà abandonné l’utilisation du sable marin quand ils ont la possibilité d’utiliser une autre source, nous au Maroc, on commence à faire le chemin inverse et commence à autoriser les dragages de sables, et à chaque changement de gouvernement on change de cape, le précédent gouvernement a encouragé les professionnels à acquérir des installations afin de produire du sable de concassage de très haute qualité avec un traitement, un lavage…et des gens ont fait des investissements pour essayer d’avancer dans cette voie là.
Mais Le juteux business du sable n’en finit pas de soulever de grosses polémiques. Après le scandale du pillage, c’est au tour du dragage de sonner cette fois-ci le glas du littoral marocain. Un rapport accablant, vient de rendre publics les lourds impacts de l’activité de dragage sur le littoral marocain. Il révèle des «signes précurseurs d’une catastrophe environnementale qui menace le littoral marocain». Le rapport repose sur les conclusions et le recoupement de plusieurs études étayées d’un groupe d’experts, d’universitaires, de biologistes et de chercheurs géologues, qui révèlent pour la première fois au Maroc «les conséquences écologiques et les implications lourdes» de l’extraction de sable sur l’érosion des dunes et la fragilité de la biodiversité, particulièrement dans le Gharb (région de Kenitra) où le littoral s’étend sur 140 km. Le rapport s’arrête essentiellement sur la plateforme d’extraction de Mehdia. Un site où la zone draguée s’étend sur 6 km2 avec des profondeurs allant de 6 à 20 mètres!
Effectué dans le but de la commercialisation des sables, le dragage s’exerce sur ce site depuis une décennie sans études d’impact (EIE) validée sur le proche plateau continental comme le veut la législation nationale», signale le document.
Pour conclure, le dragage du sable marin est dangereux pour les constructions, provoque l’érosion côtière, fragilise les écosystème marins, et les ressources en sable ne sont pas inépuisables, en bref, une vraie catastrophe environnementale surtout, mais par contre c’est un juteux business de marchands de sables influant qui extractent le sable illégalement dans la plupart de temps, qui n’effectuent presque jamais de EIE, et pourtant l’Etat ne fait rien ( enfin rien à l’encontre des intérêts de ces personnes) sous prétexte des besoins en sable vu les grands chantiers que l’Etat  a  entamés.
   Désolé environnement, l’Argent passe avant toi !
 

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